Librairie Pierre Saunier

Les Cloches sur le curLes Cloches sur le cur Les Cloches sur le curLes Cloches sur le cur Les Cloches sur le curLes Cloches sur le cur Les Cloches sur le curLes Cloches sur le cur Les Cloches sur le curLes Cloches sur le cur Les Cloches sur le curLes Cloches sur le cur Les Cloches sur le curLes Cloches sur le cur Les Cloches sur le curLes Cloches sur le cur

Char (Ren).
Les Cloches sur le cur. Avec des dessins de Louis Serrire-Renoux.

S.l., Le Rouge & Le Noir, 1928 ; pet. in-12 carr, broché. Chemise, étui (Devauchelle). 63 pp., 4 ff. n. ch.

12 000 euros.

Édition originale du premier livre de René Char.

Le colophon annonce un tirage à 150 exemplaires sur papier vergé, imprimés par Albert de Mallortie, Maître-Imprimeur à Roubaix.

Bel envoi a. s. : Pour mon ami Armel Ferrand, ces cloches de quatre saisons (sentimentales, sensuelles, lasses et sanguinaires) en sympathie toute amicale de René E. Char. Nîmes, 30 juillet 28.

Armel Ferrand, poète et ami de jeunesse de René Char, avait eu des velléités pour éditer une revue poétique dans laquelle il aurait inséré des poèmes des Cloches sur le cœur. La revue resta à l’état de projet.

L’exemplaire est enrichi des manuscrits de quatre poèmes imprimés dans le recueil ainsi que d’une belle lettre a. s. de Char à Armel Ferrand (1 f. in-12) :

Mon cher Armel, je t’envoie mes cloches. Elles furent souvent d’amertume façonnées qu’elles sont au ventre des batailles, cette amertume même nous ne l’épuiserons jamais : nous sommes trop lâches et nous complaisons dans le mal que nous faisons égoïstement nôtre. Je souhaite de tout mon cœur qu’elles te plaisent et s’il s’en dégage un quelconque apaisement je serai comblé. A toi affectueusement. R. E. Char.

Les quatre poèmes sont : Sonatine, daté Marseille, 1926 (1 p. in-8 repliée, recto) – Mortatempa, Nîmes, novembre 1927 (1 p. in-8 repliée, verso) – Parallèle du cœur (1 p. in-8 repliée) – Pour une vierge, 10-10-27 (1 p. in-8 repliée).

Insérés depuis 1928 dans le volume, ces manuscrits ont légèrement insolé les pages imprimées et sur celles-ci, l’écriture du poète s’est reportée en aérienne surimpression crémeuse – preuve s’il en est que ces feuillets n’ont pas bougé depuis ce temps.

Quant à la rareté des poèmes manuscrits de Char de cette époque...

La page contenant la citation de William Blake comporte le charmant ex-libris d’Armel Ferrand, dessiné à la main.