Librairie Pierre Saunier

Souvenirs – Correspondances – BibliographieSouvenirs – Correspondances – Bibliographie Souvenirs – Correspondances – BibliographieSouvenirs – Correspondances – Bibliographie Souvenirs – Correspondances – BibliographieSouvenirs – Correspondances – Bibliographie Souvenirs – Correspondances – BibliographieSouvenirs – Correspondances – Bibliographie

Baudelaire (Charles).
Souvenirs – Correspondances – Bibliographie. Suivie de pi่ces in้dites.

Paris, Chez Ren้ Pincebourde, 1872 ; in-8, demi-maroquin marron à coins, dos à nerfs, tête or, non rogné (Brany). 208 pp.

1 800 euros.

Édition originale de ce recueil composite publié en hommage à Charles Baudelaire par René Pincebourde avec la collaboration de Charles Cousin – le « camarade » de jeunesse du poète qui signe la partie biographique –, Charles Asselineau et Auguste Poulet-Malassis – pour la correspondance – ou le Vicomte Spoelberch de Lovenjoul pour la partie bibliographique.

Un des quelques exemplaires sur vergé de Hollande, seul tirage de tête avec 6 exemplaires numérotés sur Chine.

Envoi a. s. : Exemplaire revu, corrigé et annoté, pour l’ami Lemaire, par le bibliotaphe Charles Cousin, 19 octobre 1872. 

Sous sa dédicace, Charles Cousin (dit le Toqué) a ajouté son ex-libris gravé en rouge : C’est ma toquade – Jean s’en alla comme il était.

 Charles Cousin fut le condisciple de Baudelaire au lycée Louis-le-Grand à la fin des années 1830, tout comme Louis Ménard, élève au même lycée, qui lui dédia son premier livre publié en 1843, Prométhée délivré, dont il est également question ici.

Dans cet exemplaire, Charles Cousin a corrigé et annoté à la main les pages de ses Souvenirs, ajoutant quelques précisions biographiques plus explicites. Ainsi, par exemple, à la suite de « je me souviens seulement de sa brusque disparition avant la fin de nos études », Cousin ajoute une citation de Virgile qui tend à lever un coin du voile sur le motif du renvoi de Baudelaire du Lycée… formosum pastor corydon ardebat alexim – plus loin, après « notre poète venait en effet de se donner, avec quelque précaution, un coup de couteau, destiné à toucher un autre cœur que le sien… » Cousin ajoute : celui de son beau-père, le général de division Aupick, commandant à cette époque la garnison militaire place Vendôme. C’est chez un marchand de vins des environs que notre poète s’était poignardé. Etc.

En plus des lettres inédites de Baudelaire, Barbey, Delacroix, Hugo, Vigny, etc., rappelons que c’est dans ce volume que paraît pour la première fois l’extraordinaire lettre que Flaubert devait envoyer à Baudelaire à la lecture de ses Fleurs du mal, le 13 juillet 1857 (n°75 de la dernière vente Loliée). La partie Nécrologie du recueil contient les discours de Théodore de Banville et Charles Asselineau prononcés sur la tombe du poète en septembre 1867.

Bel exemplaire.