Librairie Pierre Saunier

La Fleur des Pois. Scène de la vie privéeLa Fleur des Pois. Scène de la vie privée La Fleur des Pois. Scène de la vie privéeLa Fleur des Pois. Scène de la vie privée La Fleur des Pois. Scène de la vie privéeLa Fleur des Pois. Scène de la vie privée

Balzac (Honoré de).
La Fleur des Pois. Scène de la vie privée. Troisième édition, entièrement refondue.

Paris, Madame Charles-Béchet, 1835 ; in-8, cartonnage tissu fantaisie "boudoir" du XIXeme, bleu et sable rayé crème et rose ancien, tranches jaspées d’origine (Devauchelle). 361 pp., 1 f. de table, 2 ff. de catalogue.

9 000 euros.

Édition originale de La Fleur des Pois (devenue plus tard Le Contrat de Mariage), suivie de La Paix du Ménage.

Forme le deuxième volume des quatre volumes des Scènes de la vie privée - première partie des Études de mœurs du XIXe siècle, c'est à dire le premier essai de la Comédie humaine publié par Madame Charles-Bechet (et Werdet) de 1834 à 1837 (douze volumes in-8).

Envoi a. s. : à Madame J. Delannoy, témoignage de reconnaissance constante et de respectueuse affection, l’auteur H. de Balzac.

Joséphine Delannoy (1783-1854) – que Balzac appelait « sa seconde mère » – était la fille de Daniel Doumerc, riche munitionnaire des vivres de la Marine du Roi puis des Armées, sous la Révolution et au commencement de l’Empire. Il était aussi l’employeur et le protecteur du père de Balzac, Bernard-François.

L’amitié entre les deux familles fut profonde et constante, se poursuivant bien après la disparition de Daniel Doumerc. En 1814, le fils de ce dernier, Auguste, fit venir près de lui Bernard François Balzac et les siens qui résidaient depuis de longues années à Tours. Joséphine, sa sœur, devenue Delannoy par son mariage, se montra également toute sa vie une amie généreuse et dévouée pour la famille Balzac, en particulier pour Honoré qu’elle aida souvent de ses conseils et surtout de son argent.

En 1837, Balzac offrit à cette créancière modèle, qui ne réclamait jamais son dû, le manuscrit de Gambara, en témoignage de sa vive et filiale affection.

Et puis, en 1839, Balzac fit imprimer sur la réédition de La Recherche de l’absolu cette dédicace qui vaut tous les commentaires qu’on pourrait ajouter :

Madame, fasse Dieu que cette œuvre ait une vie plus longue que la mienne ; la reconnaissance que je vous ai vouée, et qui, je l’espère, égalera votre affection presque maternelle pour moi, subsisterait alors au-delà du terme fixé à nos sentiments. Ce sublime privilège d’étendre ainsi par la vie de nos œuvres l’existence du cœur suffirait, s’il y avait jamais une certitude à cet égard, pour consoler de toutes les peines qu’il coûte à ceux dont l’ambition est de le conquérir. Je répéterai donc : Dieu le veuille ! De Balzac.

Remarquable et précieuse provenance.