Librairie Pierre Saunier

Le Crime d'OrcivalLe Crime d'Orcival Le Crime d'OrcivalLe Crime d'Orcival

Gaboriau (Émile).
Le Crime d'Orcival.

Paris, E. Dentu, 1868 ; in-12, demi-basane marron, dos à nerfs orné, tranches jaspées (reliure d'époque). 401 pp.

900 euros.

Année de l'originale ou édition originale avec mention de quatrième édition... c'est comme vous voudrez.

Bel envoi a. s. : A vous, ô séduisant Barrière, homme administrant, votre Émile Gaboriau.

Fécond et vigoureux écrivain, à la plume et à l’épée faciles - ainsi l'homme administrant - (l’incarnation d’Aramis pour ses amis, il ferrailla même avec l’accommodant Monselet), célèbre en son temps pour Les Jocrisses de l’amour ou Les Filles de marbre (antithèse de La Dame aux Camélias), Théodore Barrière (1823-1877) a composé de nombreuses pièces de théâtre.

Il fut un féroce satiriste contempteur de son temps, le maître du théâtre brutal salué par les réalistes. Craint mais toujours sollicité pour son efficacité, Barrière a travaillé pour des auteurs aussi divers que Philoxène Boyer, Banville, Victor Séjour, Adrien Decourcelle, Léon Beauvallet, Stapleaux, Édouard Plouvier, Victorien Sardou, Eugène Labiche, Adèle de Prébois, LambertThiboust, Murger (avec lequel il signa l’adaptation théâtrale de La Vie de Bohème) et bien sûr Émile Gaboriau. Il fit quelques livrets pour Léo Delibes. Il eut maintes fois des démêlés avec la censure, comme avec ses Faux bonshommes, en 1856 – On ne parle que de morts là-dedans – ou sa pièce Malheur aux vaincus, interdite en 1866 puis représentée après la chute de l’Empire. C’est à lui que revient l’expression Les Affaires sont les affaires qui allait faire la fortune d’Octave Mirbeau.

Les envois de Gaboriau ne sont pas courant, et des comme ça... encore moins.

Deux petits manques de peau sur les plats.