Librairie Pierre Saunier

Mandragore. Histoire d'un être mystérieux. Roman traduit de l'allemand par Charlette Adrianne et Marc HenryMandragore. Histoire d'un être mystérieux. Roman traduit de l'allemand par Charlette Adrianne et Marc Henry Mandragore. Histoire d'un être mystérieux. Roman traduit de l'allemand par Charlette Adrianne et Marc HenryMandragore. Histoire d'un être mystérieux. Roman traduit de l'allemand par Charlette Adrianne et Marc Henry Mandragore. Histoire d'un être mystérieux. Roman traduit de l'allemand par Charlette Adrianne et Marc HenryMandragore. Histoire d'un être mystérieux. Roman traduit de l'allemand par Charlette Adrianne et Marc Henry Mandragore. Histoire d'un être mystérieux. Roman traduit de l'allemand par Charlette Adrianne et Marc HenryMandragore. Histoire d'un être mystérieux. Roman traduit de l'allemand par Charlette Adrianne et Marc Henry

Ewers (Hanns Heinz).
Mandragore. Histoire d'un être mystérieux. Roman traduit de l'allemand par Charlette Adrianne et Marc Henry. Bois originaux de Daragnès (Couverture et Frontispice). Préface de Pierre Mac Orlan.

Paris, L'Édition française illustrée, (1920) ; in-12, demi-maroquin vert feldgrau, dos à quatre nerfs, tête or, témoins conservés, couverture et dos (reliure d'époque). 302 pp.

3 200 euros.

Édition originale française.

Un des 25 exemplaires numérotés sur pur fil Lafuma, seul tirage de tête.

(…) L’Histoire de la petite Mandragore, créée par le génie malfaisant d’un homme, dans le cadre mélancolique du Rheinland, s’apparente à celle du docteur Jeckill, de Stevenson, qui devint par sa propre volonté Edouard Hyde, personnage représentant le mal absolu, de même que la séduisante Alraune représente la perversité la plus furieuse.

Le contacte de cette petite fille, en quelque sorte artificielle, est mortel, et ceux qui le savent n’hésitent pas à sacrifier leur vie pour connaître la saveur soufrée de ses lèvres.

L’aventure de Mandragore se déroule avec fantaisie dans un milieu étrange, peuplé de canailles, d’étudiants et de femme déjà saisies par le vertige précurseur des grands troubles sociaux. Les étudiants silhouettés par Ewers, il y a une dizaine d’années, et dont beaucoup possédaient une culture littéraire infiniment dangereuse, sont ceux que l’on retrouve, en France, pendant la guerre, avec un grade d’officier sur leur tunique feldgrau.

Pour cette raison, ce livre est un des plus curieux documents que l’on puisse souhaiter sur l’Allemagne de 1914 et ses classes dangereuses intellectuelles. Il est composé par un poète, par un artiste sachant admirablement doser ses poisons. On retrouvera dans ces pages, parfois incomparables des phrases inquiétantes, cette mandragore « née des pleurs équivoques des pendus innocents ».

Mais beaucoup d’hommes ont enfanté, dans la solitude de leur pensée cette petite Mandragore, joli monstre impubère. Et quand H. H. Ewers la représente grêle et nue, à califourchon sur un âne, dans le décor suranné d’un jardin de Coblence, chantant des hymnes à Dyonisos, ce n’est peut-être que l’expression de la Fantaisie considérée par un étudiant allemand mélancolique et sournois, un monsieur ne pensant pas comme tout le monde (Extrait de la préface de Pierre Mac Orlan).

Dos uniformément (et mystérieusement) passé.