Librairie Pierre Saunier

Les Nuits parisiennes. Poésies naturalistesLes Nuits parisiennes. Poésies naturalistes Les Nuits parisiennes. Poésies naturalistesLes Nuits parisiennes. Poésies naturalistes Les Nuits parisiennes. Poésies naturalistesLes Nuits parisiennes. Poésies naturalistes Les Nuits parisiennes. Poésies naturalistesLes Nuits parisiennes. Poésies naturalistes Les Nuits parisiennes. Poésies naturalistesLes Nuits parisiennes. Poésies naturalistes

Orllanges (Ernest d').
Les Nuits parisiennes. Poésies naturalistes. Dessins de Ch. Grandmange & de F. Lemer.

Châlons-sur-Marne, Imprimerie du Libéral de la Marne, 1883 ; in-8, demi-chagrin framboise à coins, filets dorés, dos à nerfs orné de fleurons dorés, tête or, premier plat de couverture illustrée, non rogné (reliure d'époque). IV pp. (dédicace à Richepin, errata, titre), 271 pp. (dont 1 nouveau titre illustré) & 3 gravures (rouge, bistre, vert) non comprises dans la pagination.

500 euros.

Édition originale du premier et dernier livre de l’auteur.

Un des 23 exemplaires sur Hollande, seul tirage de tête avec 12 Chine. C’est probablement l’exemplaire de l’auteur, il comporte 32 corrections autographes de sa main, vers ajoutés en sus. La couverture, datée de 1884, indique que le livre est en vente à Paris, chez Hurtau, galerie de l’Odéon, et A la Librairie des Jeunes, 338, rue de Vaugirard et porte une mention fallacieuse mais publicitaire de deuxième édition.

Émule de Jean Richepin, poète et propriétaire, Orllanges est dans les années 1880 une figure connue du quartier latin. A la recherche de documents pour réaliser le présent volume, scrupuleux serviteur de la vérité, ne peignant que d’après nature, pour mieux connaître les nuits, il les passait. Il se créa de la sorte une certaine royauté chez les noctambules. Tout ce qui grouille dans l'ombre connaissait d’Orllanges ; les escarpes le saluaient, les filles l’appelaient familièrement Ernest (Georges Montorgueil, préface aux Fanfares du cœur de Bailliot). A cette même époque, d’Orllanges crée son propre cénacle de poètes, au Café des Quatre-Vents, près du Sénat. Outre Montorgueil, y viennent Bailliot, Victor Lebreton, Jean Blaize (le poète des Symptômes), Jullien (sous-pontife des Incohérents), Bahuet, Styldor Martin (prophète des Arts Premiers), Legrand, le sculpteur Riffard, Donessat-Grouin (érudictologues), D’Esparbès (futur chroniqueur du Gil-Blas), Léon Riotor (des Phalanstériens de Montmartre), Jean Rameau etc.

On trouve la trace du passage d’Orllanges dans les réunions du cercle des Hirsutes, durant les dix-huit mois de chahuts du groupe (octobre 1881 à mai 1883) et dans celles des Zutistes également. Enfin, on le voit au bassin du Luxembourg où il prenait ses bains de pieds. Ensuite ? Plus rien.

Bel exemplaire malgré une épidermure de tête.