Librairie Pierre Saunier

Devoirs de vacancesDevoirs de vacances Devoirs de vacancesDevoirs de vacances Devoirs de vacancesDevoirs de vacances Devoirs de vacancesDevoirs de vacances Devoirs de vacancesDevoirs de vacances

Radiguet (Raymond).
Devoirs de vacances. Images d’Irène Lagut.

Paris, Éditions de La Sirène, 1921 ; plaquette in-8, brochée. 39 pp., 3 dessins à pleine page compris dans la pagination, 1 f. : Chiffres (A.I & justification).

3 350 euros.

Édition originale.

Un des 150 exemplaires numérotés sur papier vergé de Corvol, seul tirage après 48 exemplaires de tête.

Sont joints un poème autographe Déjeuner sur l’herbe, spécialement composé pour Devoirs de vacances (un feuillet 20,5 x 15,5 cm) et une belle lettre autographe signée (un grand feuillet 31,5 x 20 cm) de Raymond Radiguet à Irène Lagut dont il fut très amoureux.

Datée seulement du 3 septembre, la lettre est probablement de 1919. Bien qu’imprimé le 31 janvier 1921, Devoirs de vacances fut entrepris avec Cocteau à l’été 1919, été pendant lequel Radiguet commença la préface et Irène Lagut les premières esquisses de ses illustrations. D’ailleurs, le 1er septembre, celle-ci lui écrit : Mon cher Radiguet, je regrette beaucoup que vous ne veniez pas à Sorgues, nous aurions fait nos « devoirs de vacances » ensemble […] Je suis ravie de vous donner des dessins pour votre livre, j’aime vos poèmes et je m’appliquerai beaucoup pour faire quelque chose de bien (cf. Monique Nemer, Raymond Radiguet, Fayard, p. 292).

Notre lettre – inédite – est certainement la réponse que lui fit alors Radiguet :

Je vous écris sur un affreux papier et vous en demande pardon. Mais que voulez-vous, je passe ma vie au Parc-Saint-Maur (je travaille à nos Devoirs de Vacances) Et ce n’est pas au Parc que l’on trouve du papier à lettres.

Merci pour votre jolie lettre. Ecrivez-moi souvent, puisque je ne vous verrai pas avant le mois d’octobre. Et puisque vous m’écrivez que vous êtes insupportable, je vous donne pour pensum de m’écrire souvent. Voilà ce que c’est que faire des confidences.

Je vous donne également pour pensum de lire ce poème Déjeuner sur l’herbe (spécimen de Devoirs de Vacances).

Travaillez-vous beaucoup ?

Jean m’écrit qu’il est à Aix-en-Provence (chez Darius Milhaud)

Dans nos lettres, nous parlons beaucoup de vous (soyez en persuadée, c’est pour dire que vous n’avez que des défauts)

Je prends un tel goût à vous envoyer des pensums que j’y joins un autre poème (c’est un piège : si vous me dites qu’ils sont jolis, c’est que vous ne les avez pas lus)

Maintenant, en vous écrivant, j’aurais peur d’attraper tous vos défauts. Mon bon souvenir à Serge

Mille amitiés R.R.

Le poème Déjeuner sur l’herbe, publié plus tard dans le recueil, présente une variante au cinquième vers avec sa version imprimée, Toujours ivres de boissons polaires devenu Ivres à jamais de boissons polaires

Tchin !