Librairie Pierre Saunier

Les InnocentsLes Innocents Les InnocentsLes Innocents Les InnocentsLes Innocents Les InnocentsLes Innocents Les InnocentsLes Innocents

Carco (Francis).
Les Innocents.

Paris, La Renaissance du Livre, 1916 ; in-12, bradel demi-percaline verte, non rogné, couverture et dos (reliure d'époque). 265 pp.

1 400 euros.

Édition originale.

Exemplaire sur grand papier de Hollande, justifié 5 et signé par Carco (sur 5 ou 10 ? seul grand papier ?)

L’auteur a également rétabli, à la main, tous les passages caviardés par la censure militaire.

Ainsi, le chapitre XXIV, relatant les aventures guerrières de Milord, est restitué dans son intégralité, des pages 184 à 193. D’autres passages du livre sont rétablis de la sorte.

Composé en 1915 pendant la guerre, à Besançon où le caporal Carco est stationné, Les Innocents est l’un des titres majeurs de son œuvre – y résonnent aussi les échos singuliers de l’amitié emportée qu’il partage alors avec Katherine Mansfield. C’est à (elle) que je dois d’avoir écrit mon meilleur livre, car elle m’en a, dans une certaine mesure, procuré tous les éléments – écrit-il dans ses souvenirs.

Ce livre faillit ne jamais voir le jour à cause de problèmes éditoriaux liés à la guerre et surtout à la censure – poursuit Jean-Jacques Bedu (Carco, au cœur de la bohème, chapitre XI). L’atmosphère malsaine transpirant dans le roman choque la commission de censure qui ordonne des coupes dans le texte. Une fois de plus, on reproche à Carco son audace et l’on se refuse à croire que dans la société, il existe des bas-fonds et des êtres tels qu’il a osé les dépeindre.