Librairie Pierre Saunier

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Darzens (Rodolphe).
Pages en prose.

Moscou, Fedor Fedorovitch Aeby, 1887 ; plaquette in-12, brochée. 62 pp.

850 euros.

Édition originale imprimée à Moscou à 85 exemplaires seulement.

Envoi a. s. : à Léon Bloy, chrétien & poète, sympathiquement, Rodolphe Darzens.

Né à Moscou en 1865 où son père tient commerce, Rodolphe Darzens, suit un cirque qui passe la Moskova et gagne Paris où il effectue sa scolarité au lycée Fontanes (aujourd’hui Condorcet) avec pour condisciples Pierre Quillard, René Ghilbert (René Ghil), Georges Michel (Ephraïm Mikhaël), Georges van Ormelingen (Georges Vanor), Tristan Bernard, Stuart Merrill, Camille Bloch, André Fontainas, etc. C’est l'occasion, en 1883, d'un polycopié d’avant-garde, Le Fou. Ce petit monde se retrouve ensuite au sommaire de la première Pléiade que Darzens fonde en 1886.

Dès lors, Darzens ne cesse de déployer une activité féconde dans les domaines les plus divers : archiviste et secrétaire du Théâtre Libre où il fait représenter son Amante du Christ (1888) ; avec un ancien courtier en bois traducteur d’Ibsen et de Strindberg ; éditeur maladroit de Rimbaud avec Léon Genonceaux ; journaliste sportif au Journal et même pilote d'une des premières courses automobiles, le légendaire Paris-Bordeaux. C’est également un épéiste turbulent, à la façon de d’Artagnan dont il porte la chevelure et la barbiche. Julien Leclercq, Brinn’Gaubast, Charles Vignier et le Klephte Papadiamanttopoulos ne nous démentiront pas.

En 1917, Darzens devient le directeur du Théâtre des Arts qui absorbe toute son activité jusqu’à sa mort en 1939.

Bel exemplaire de cette rarissime plaquette.

Belle provenance.