Librairie Pierre Saunier

Écrit sur de l’eau… RomanÉcrit sur de l’eau… Roman Écrit sur de l’eau… RomanÉcrit sur de l’eau… Roman Écrit sur de l’eau… RomanÉcrit sur de l’eau… Roman Écrit sur de l’eau… RomanÉcrit sur de l’eau… Roman

Miomandre (Francis de).
Écrit sur de l’eau… Roman.

Paris (Cavaillon), Éditions du Feu & Henri Falque éditeur, 1908 ; in-8, demi-maroquin marron à coins, dos à nerfs, tête or, non rogné, couverture et dos conservés (Marcel-Martin). 211 pp., 1 f. de table.

750 euros.

Édition originale tirée à 500 exemplaires, seul tirage.

Envoi a. s. : à Adolphe Thalasso, à l’ami et à l’écrivain et à l’appréciateur des nuances de « notre travail », en vive sympathie, Francis de Miomandre.

Sur le feuillet de garde précédant le faux titre Miomandre a ajouté un passage du chapitre XI du roman (Le Rival) afin de rétablir une de ces « nuances » dont il est fait allusion dans la dédicace. Jacques Meillan, le personnage principal du livre, vient de découvrir par inadvertance que l’objet (premièrement) aimé le trahit le plus trivialement du monde. Toute son attitude prostrée, souillée et haletante, indiquait qu’elle n’avait même pas pu attendre la chambre voisine, et vêtue, elle était nue, et sa bouche était déshabillée… Et Miomandre de répéter, avec quelques points de suspensions suggestifs : … et vêtue, elle était nue…

Pauvre Jacques ! Non ! non ! ailleurs ! Ne pas rentrer là-dedans ! ne plus se trouver dans une de ces boîtes de briques, où, dans une chaux morte et cachée de papiers, sont murés les vivants, pour leurs naissances, leurs mangeailles, leurs sommeils, leurs disputes, et leurs accouplements, leurs amours ! … Leurs amours ! leurs chambres ! … encore l’image ! Ah ! être ailleurs ! Un écho de la Grande Complainte de Jules Laforgue… ?

Le roman – si parfaitement intitulé – obtint le prix Goncourt de 1908, le sixième.

Petits renforts marginaux de papier au verso du feuillet de garde – bel exemplaire cependant.

Le relieur Marcel Martin exerça rue Vanneau à Paris, de 1926 à 1960 – ses travaux étaient assez soignés (Flety, 122).