Librairie Pierre Saunier

Fort comme la MortFort comme la Mort Fort comme la MortFort comme la Mort Fort comme la MortFort comme la Mort

Maupassant (Guy de).
Fort comme la Mort.

Paris, Paul Ollendorff, 1889 ; in-12, demi-chagrin rouge, dos à nerfs, tranches marbrées (reliure d'époque). 353 pp.

1 400 euros.

Édition originale.

Envoi a. s. : à René Billotte, son ami, Guy de Maupassant.

Belle provenance : dédicataire d’Un Coq chanta des Contes de la bécasse, Billotte compte parmi les plus anciens amis de Maupassant, depuis la bande des canotiers de Chatou et l’île de la Grenouillère. Il est, par sa mère, le neveu d’Eugène Fromentin qui lui apprend la peinture. Billotte obtient rapidement succès et commandes. Ses vues de la Capitale ou de la banlieue, déclinées dans des petits formats intimistes habilement recouverts de brume, de neige, de tombée de nuit et de soleil mourant, affolent le tout Paris – on le consacre le peintre par excellence de Paris qui a su saisir la note d’air et de lumière spéciale à la ville (Paris-Parisien,1896) ; sa binette figure même dans la première série des photographies mondaines Félix Potin.

Maupassant distingue Billotte dans son compte-rendu du Salon de 1886 (il possède déjà un Laboureur, peint dans sa jeunesse) et accroche un de ses tableaux dans la chambre de Madame Walter, une des maîtresses de Bel-Ami – d’ailleurs Billotte y passe en personne (dans le roman, pas dans la chambre).

La page 1 en passe de se détacher, bel exemplaire cependant.