Librairie Pierre Saunier

Le Démon de l'Absurde. Avec reproduction autographique de 12 pages du manuscritLe Démon de l'Absurde. Avec reproduction autographique de 12 pages du manuscrit Le Démon de l'Absurde. Avec reproduction autographique de 12 pages du manuscritLe Démon de l'Absurde. Avec reproduction autographique de 12 pages du manuscrit Le Démon de l'Absurde. Avec reproduction autographique de 12 pages du manuscritLe Démon de l'Absurde. Avec reproduction autographique de 12 pages du manuscrit Le Démon de l'Absurde. Avec reproduction autographique de 12 pages du manuscritLe Démon de l'Absurde. Avec reproduction autographique de 12 pages du manuscrit Le Démon de l'Absurde. Avec reproduction autographique de 12 pages du manuscritLe Démon de l'Absurde. Avec reproduction autographique de 12 pages du manuscrit

Rachilde.
Le Démon de l'Absurde. Avec reproduction autographique de 12 pages du manuscrit. Préface de Marcel Schwob. Portrait de l'auteur par François Guiguet.

Paris, Édition du Mercure de France, 1894 ; petit in-12, demi-percaline grenue prune (reliure d'époque). VI, portrait, 178 pp.

1 200 euros.

Édition originale tirée à 332 exemplaires.

Envoi a. s. : A Jules Renard / Bien affectueusement, son ami (sic), Rachilde.

C’est aux femmes que je devrai tout – écrit Jules Renard à sa sœur en septembre 1885. Après Danièle Davyle et Camille Delaville (cf. n°211, catalogue Ailleurs, ici-même), Rachilde est la troisième fée à se pencher avec bienveillance sur les débuts littéraires de Jules Renard, débuts qu’elle favorisa d’un peu de publicité, en publiant la première notule jamais écrite sur notre auteur dans l’éphémère Zig-Zag où ils collaboraient d’une chronique ou d’un poème.

Rachilde avait espéré aguicher son éditeur, Monnier, pour qu’il publie le Crime de village (actuellement sur notre site) de son jeune protégé, en vain. Pour consoler Jules Renard, Rachilde l’entraînera au Café Français, à une soirée d’aspirants hommes de lettres, tous décidés à fonder une revue. Ce fut Le Mercure de France. Jules Renard en devint l’actionnaire majoritaire, souscrivant pour six parts à cinq francs, ignorant que Père Vallette (l’époux de Rachilde) l’avait convié moins pour ses qualités littéraires que sa solvabilité depuis son heureux mariage avec la fille d’une rentière.

Quelques marques de lecture du dédicataire au crayon bleu.

Exemplaire un peu bohême, un peu modeste mais très probablement relié par Jules Renard lui-même (eh oui !), enrichi de son ex-libris gravé sur bois par Toulouse-Lautrec.