Librairie Pierre Saunier

[Irène Hillel-Erlanger] Deux Poèmes. Ode à la douleur[Irène Hillel-Erlanger] Deux Poèmes. Ode à la douleur [Irène Hillel-Erlanger] Deux Poèmes. Ode à la douleur[Irène Hillel-Erlanger] Deux Poèmes. Ode à la douleur [Irène Hillel-Erlanger] Deux Poèmes. Ode à la douleur[Irène Hillel-Erlanger] Deux Poèmes. Ode à la douleur

Lorrey (Claude).
[Irène Hillel-Erlanger] Deux Poèmes. Ode à la douleur. Pan & Psyché.

Paris & Bruges, (St. Catherine Press Ltd), 1909 ; in-12 carré, demi-maroquin rouge sang, dos à nerfs orné, tête or, non rogné, couverture conservée (reliure d'époque). 197 pp., 3 ff.

400 euros.

Édition originale.

Un des 250 exemplaires numérotés sur Featherwight, seul tirage après 6 Hollande.

Envoi a. s. : A Maria Star / En profonde admiration / En affectueuse gratitude C. L. Novembre 1909.

Claude Lorrey est le pseudonyme d'Irène Hillel-Erlanger, auteur du fameux et mystérieux Voyages en Kaléidoscope publié en 1919 chez Georges Crès, avec un titre et un thermomètre dessinés par Van Dongen (cf. n°25 du catalogue Mont de Piété, ici-même). 

Descendante du Grand Argentier du sultan de Constantinople, où par privilège exceptionnel il possédait en pleine cité une étonnante Oasis domaniale qui n’est pas sans rappeler la Maison de Grâce des Voyages (demeure magistrale au cœur de Paris, où le singulier inventeur du récit viendra se ressourcer dans le calme d’une luxuriante palmeraie), Irène Hillel-Erlanger eut son salon que fréquentèrent Larbaud, Perse, Fargue, Raymond Roussel, Van Dongen, et bien sûr les jeunes surréalistes. Elle collabora Par Amour à la revue d’Aragon, Breton et Soupault, Littérature (n°10, décembre 1919) – fantaisie musicale et variations sur le nom de Pearl White.

Passionnée de cinématographie, elle finança la D. H. Film, une des premières sociétés de production fondée avec son amie Germaine Dulac – Hillel-Erlanger lui laissera une demi-douzaine de scénarios. En 1913, signé Claude Lorrey, elle publia encore un bien curieux roman, La Chasse au Bonheur.

Irène Hillel-Erlanger serait morte d’une façon soudaine et énigmatique, quelques mois après la parution du Voyages en Kaléidoscope, le jour du printemps.

Pseudonyme d'Ernesta Stern, Maria Star se piquait d'occultisme (comme Claude Lorrey) et publia des contes et récits parsemés d'illustrations d'un kitsch énigmatique... Mariée à un riche banquier, elle tint, dans son hôtel particulier du Faubourg-Saint-Honoré, un salon réputé que fréquentèrent quelques fois Marinetti, Proust ou Claude Lorrey...

Bel exemplaire, rare.