Librairie Pierre Saunier

Mes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extaseMes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extase Mes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extaseMes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extase Mes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extaseMes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extase Mes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extaseMes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extase Mes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extaseMes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extase Mes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extaseMes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extase Mes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extaseMes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extase

Retoqué de Saint-Réac (Vicomte Phœbus).
Mes États d’âme ou les Sept Chrysalides de l’extase. Spicilège des Œuvres incomplètes du Vicomte Phœbus, Retoqué de Saint-Réac.

Voie du Salut, n°1, Nanatour, Éditeur, 1995 ; in-12, demi-chagrin noir à coins, dos à nerfs, titre au palladium, non rogné (reliure moderne). 63 ff. n. ch.

1 200 euros.

Édition originale - rarissime.

Elle est reliée sans la couverture mais avec un feuillet rapporté, doublé – peut-être le reliquat d’une feuille d’emballage – comportant une inscription autographe ancienne d'un lecteur profondément dépité :

L’idiotie, par un super imbécile (ne pas lire quand on a mal à la tête) potion irritante (pas plus d’une page par jour) Horror ! Horror ! (Shakespeare : Macbeth).

Toutes les copies semblent à revoir depuis le lièvre de Mark Twain ajusté au ciboire nautique. Et puis personne ne sait d’où fut tiré ce tardif pétard à la typographie flamboyante un jour de grande pluie : rue d’Ulm, Montmartre, Bibliothèque de l’Arsenal (car une note du bibliophile Jacob…) ?

Assurément, les effluves du Lacrymatoire et des Exquisités liliales de l’Autheur, les toniques envolées Zarathoustroïdales des Transcendances titanesques et autres échanges Loumo-déliquescents ponctués de subliminaux crachotements pharmascopiques, séduiront les plus blasés.

On baratterait des heures durant pour une emphatique fiche art nouille, en pure perte. Devant ce petit livre, la notice est déjà cuite qui s’évapore en un vague processus de préciosités supercoquencieuses… tant nous échappant.

Ces ahurissantes Chrysalides furent imprimées en novembre 1904 par l'imprimerie de L'Émancipatrice, 3 rue de Pondichery, à Paris.

L’amateur pourra toujours consulter le Collège de ’Pataphysique (carnet 8) ou se consolera avec la fastueuse réimpression Fornax de 2002, facsimilaire, minutieuse et roborative.

Un pleur séché affecte tendrement l'angle des dernières pages... un ultime adieu ?