Librairie Pierre Saunier

Véridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne par le Capitaine Bernal Diaz del Castillo, l’un des conquérantsVéridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne par le Capitaine Bernal Diaz del Castillo, l’un des conquérants Véridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne par le Capitaine Bernal Diaz del Castillo, l’un des conquérantsVéridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne par le Capitaine Bernal Diaz del Castillo, l’un des conquérants Véridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne par le Capitaine Bernal Diaz del Castillo, l’un des conquérantsVéridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne par le Capitaine Bernal Diaz del Castillo, l’un des conquérants Véridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne par le Capitaine Bernal Diaz del Castillo, l’un des conquérantsVéridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne par le Capitaine Bernal Diaz del Castillo, l’un des conquérants Véridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne par le Capitaine Bernal Diaz del Castillo, l’un des conquérantsVéridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne par le Capitaine Bernal Diaz del Castillo, l’un des conquérants

Diaz del Castillo (Bernal).
Véridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne par le Capitaine Bernal Diaz del Castillo, l’un des conquérants. Traduite de l’espagnol avec une introduction et des notes par José-Maria de Heredia.

Paris, Alphonse Lemerre, 1877 - 1887 ; 4 volumes petits in-12, bradel pleine toile tropicale imprimée de fleurs et feuilles amérindiennes, tête couleur de pluie (au palladium), non rogné, couverture parcheminée et dos conservés. 4 ff. n. ch., LXVII & 293, 447, 418, 451 pp. – une planche dépliante.

3 000 euros.

Édition originale de la traduction d’Heredia – imprimée sur vergé de Hollande.

Envoi a. s. : à Octave Mirbeau, son admirateur & son ami. J.M. de Heredia

Le Capitaine Diaz del Castillo, dont on ne connaît ni la date de naissance, ni celle de sa mort (que l’on situe vers 1496 et 1593), fut un des compagnons de Cortez au Mexique où il assista, selon ses dires, à cent dix-neuf batailles.

Son récit, dans le style rude d’un vieux soldat, est un témoignage très vivant, pleins d’anecdotes et de détails (comme de contre-vérités) qui en ont fait un des ouvrages obligés sur le sujet.

Le livre parut en Espagne en 1632 et ne fut traduit en français qu’en 1876 par Jourdanet dont les deux éditions (la seconde augmentée en 1877) n’ont pas été mises dans le commerce et sont restées confidentielles. La traduction de José-Maria de Heredia, qui a travaillé sur celle de Jourdanet est certainement plus complète (Chadenat, 2085 ; Leclerc 1115-1118 et 2528).

Mirbeau n’a jamais été intime avec Heredia, et la froideur de la poésie parnassienne n’est pas vraiment ce qui était le plus susceptible de le toucher. Mais il l’a fréquenté (c’est dans son salon, par exemple, qu’il a fait la connaissance de Jean Gigoux, dont les confidences lui auraient inspiré La Mort de Balzac), il l’a reçu chez lui, à Carrières-sous-Poissy, et il a apprécié l’homme, jugé sympathique et accueillant. Il a aussi admiré la forme de ses vers, qu’il prétendait avoir déclamés dans les embruns, sur les grèves bretonnes, tout en se demandant, en privé, ce que cela pouvait bien vouloir dire : Regardez Heredia. Qu’est-ce que tous ces vers sur la mer veulent dire ? Il n’y a pas chez le plus grand poète l’ombre d’une idée. Ils se grisent de mots, écrit-il à Paul Hervieu. Néanmoins, dès 1883, dans Les Grimaces, Mirbeau citait le nom d’Heredia parmi les rares écrivains en qui il voyait des « phares », infiniment au-dessus des vaines réclames. Le poète lui a adressé une lettre de félicitations sur L’Abbé Jules, malheureusement non retrouvée. De son côté, Mirbeau a salué son académisation et lui a alors demandé de ne jamais voter pour Zola : Il faut que vous condamniez ce mendiant à l’éternel plat ventre devant le seuil qu’il ne franchira jamais ( notice de Pierre Michel – Dictionnaire Octave Mirbeau).

Superbes reliures de Paul Vié – le relieur préféré d’Octave Mirbeau.

La toile luxuriante, patinée par le temps, évoque les jardins perdus du Yucatàn ou la moiteur des jungles impénétrables... Elle est le variant amérindien qui amorce la surprenante mutation des reliures japonisantes de Paul Vié – une réussite.