Librairie Pierre Saunier

Stèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à ParisStèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à Paris Stèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à ParisStèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à Paris Stèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à ParisStèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à Paris Stèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à ParisStèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à Paris Stèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à ParisStèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à Paris Stèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à ParisStèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à Paris Stèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à ParisStèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à Paris

Segalen (Victor).
Stèles. Collection coréenne composée sous la direction de Victor Segalen à Péking pour Georges Crès & Cie, éditeur, boulevard Saint-Germain 116, à Paris.

Paris, Des presses du Pei-T’ang, 1914 ; in-8 à la chinoise, imprimé d’un seul côté sur une feuille pliée en accordéon formant 127 pages (14 x 29 cm) ; exemplaire contenu entre deux plaquettes de bois en merisier retenues par deux cordons et une demi feuille de papier pelure. 127 pp.

4 800 €

Seconde édition, en grande partie originale.

Un des 35 exemplaires numérotés sur papier Tribut - premier papier du tirage de tête.

Destinée à un plus large public, le tirage de cette édition a été porté à 640 exemplaires numérotés : 35 sur grand papier de Tribut, 35 sur vergé nacré et 570 sur vergé feutré.

Cette édition est augmentée de 16 poèmes nouveaux – portant ainsi le nombre des Stèles à 64, nombre qui rappelle les 64 hexagrammes du Yi King, livre de divination où se retrouvent les principes du Yin et du Yang – et d’un texte de Segalen intitulé « Justification de l’édition » qui rend compte de la forme bibliophilique chinoise adoptée (3 pages) et qui ne figurait pas dans l’édition de 1912.

De plus, dans les différentes sections, l’ordre des pièces a subi quelques modifications.

La demi-feuille collée à l’intérieur des deux plaquettes de bois porte le titre du recueil et lui donne un dos factice, très fragile au demeurant – cette petite nouveauté est destinée à faciliter l’identification du livre dans les bibliothèques occidentales.

Outre le titre chinois, vertical, gravé en vert comme en 1912, l’édition Crès porte le titre français Stèles gravé en bas, à gauche, du premier plat.

Avec quelques mots qui firent merveille, Remy de Gourmont avait recommandé Segalen à Georges Crès, lors du voyage de l’écrivain en France de 1913. L’avenir de la seconde édition de Stèles et sa collection coréenne, celle de Peintures et Odes, fut réglé en vingt minutes. Pour la première fois, je sors de chez un éditeur non pas enragé, mais enthousiaste. D’un mot tout ce que je voudrai, écrit-il alors à son épouse, restée en Chine – il accepterait d’ailleurs un volume sur les Raclures d’ongle si je le lui imposais (…) Il me considère comme un des « grands types » à venir – sic – et surtout ne lésine pas dans les arrangements à l’amiable.

Crès, jeune éditeur avisé, subjugué par le volume des Stèles, avait offert à Segalen de créer, sur ce modèle, une collection de livres imprimés à Péking. Chacun des titres porterait le nom du poète comme « maître-imprimeur » de la collection. Les choix éditoriaux et la réalisation des ouvrages seraient sous son entière responsabilité – Georges Crès, maître-vendeur, se réservant juste le financement et la diffusion.

Le souci éditorial, Segalen l’avait déjà depuis la publication de sa thèse, il s’était renforcé au contact du Mercure avant de s’affirmer complètement avec la publication entièrement assumée de Stèles, en 1912 – cela, Crès l’avait bien compris qui avait fondé beaucoup d’espoirs à partir de cette édition, proposant à sa jeune recrue des droits non négligeables.

C’est te dire, Mavone chérie, que je ne pouvais espérer plus, ni surtout autant. Non seulement je publie désormais, en éditions rares, créées pour moi, puis en 3f50, tout ce que je veux, mais j’édite même les autres : Claudel, Augusto (qui a retenu un tour pour son Écrit en Chine) et ce que Jean Lartigue commettra sur Ts’in-che-houang, et les nôtres. Et de plus, tu es toute mêlée à ce nouveau travail.

Yvonne Segalen devait s’impliquer beaucoup dans les travaux éditoriaux de son mari, le secondant surtout durant son absence expéditionnaire de 1914. Elle s’occupa de rechercher les papiers de Corée, les tissus précieux, surveilla parfois l’impression, les corrections ou la confection des volumes auprès du Pei-t’ang.

Nous n'avions encore jamais croisé un exemplaire de cette édition de 1914 sur grand papier de Tribut - un admirable papier, soyeux et épais - on était presque convaincu qu'ils n'avaient jamais été imprimés. C'est tout simplement exceptionnel...

Quelques piqûres sur le bas de la couverture seulement.

Bel exemplaire.