Librairie Pierre Saunier

La Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de LanuxLa Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de Lanux La Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de LanuxLa Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de Lanux La Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de LanuxLa Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de Lanux La Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de LanuxLa Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de Lanux La Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de LanuxLa Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de Lanux La Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de LanuxLa Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de Lanux

Havet (Mireille).
La Maison dans lil du Chat. Dessins de Jeanne de Lanux. Avertissement de Colette Willy.

Paris, ditions Georges Crs, 1917 ; in-8 carr, maroquin outremer doublé de moire bleue, gardes papier maître relieur marbré rose, plat titré à froid reprenant le lettrage de la couverture, dos lisse, filets sur les coupes, tête or, non rogné, couverture et dos conservés (J.-AGonon). XVI & 176 pp., 2 ff.

3 000 €

Édition originale.

Un des 20 exemplaires numérotés sur Vélin de Rives, seul tirage de tête après 5 Japon.

Un admirable livre de contes, proses poétiques et poèmes en vers, pour petits et grands : celle qui converse puérilement dans ce livre avec le Chat et la Grenouille, n’hésite pas à chanter les Étoiles, ni à suivre les pas de la Nuit, de la Fumée, du Rayon, et se penche familièrement sur l’Éternité. Elle adjure le Bateau de la conduire vers « les forêts indomptables » qui ont des constellations dans leurs branches. En même temps que l’œuf tiède, la fraise, la poupée, elle exige « l’horizon tout entier », et les villes d’or que le feu dresse et consume dans l’âtre, elle nomme le navire son frère et le monde « un jeu immense et prenant », elle se sait « riche comme la vie » ! Tu vois bien, tu vois bien que c’est une vraie enfant, celle qui écrivit ce livre. Un cœur d’enfant seul se sent assez grand pour posséder l’univers. Tu aimeras ce livre, Bel-Gazou. Tu l’aimeras peut-être assez pour qu’il soit le premier secret, le premier livre que je trouverai caché sous ton oreiller (…) Colette.

Mireille Havet, la bien née Havet de Soyécourt (1898-1932), fut la « petite poyétesse » de Guillaume Apollinaire, comme il se plaisait à l’appeler dans leur correspondance. Le bienveillant Guillaume veilla à ses débuts littéraires et publia dans ses Soirées de Paris, entre décembre 1913 et août 1914, ses premiers poèmes et l’un des contes de La Maison dans l’œil du Chat. Jusqu’à preuve du contraire, elle sera la seule à recevoir du front un jeu d’épreuves de Case d’Armons, avant ces dames… que Mireille aimait plus que les poètes. Elle publiera en 1922 un roman à clefs inspiré de sa relation avec Madeleine de Limur, Carnaval, tiendra le rôle de la Mort dans l’Orphée de Cocteau et se laissera lentement couler dans l’opium.

La reliure de Jules-Aristide Gonon est datée de 1920 – éditeur et relieur d’art, Gonon était depuis 1914 très lié avec Paul Éluard : il édita son premier livre, en 1917, Le devoir et l'inquiétude, et réalisa pour lui de nombreuses reliures…

Bel exemplaire – fort rare sur grand papier.