Librairie Pierre Saunier

La Bonne ChansonLa Bonne Chanson La Bonne ChansonLa Bonne Chanson La Bonne ChansonLa Bonne Chanson La Bonne ChansonLa Bonne Chanson

Verlaine (Paul).
La Bonne Chanson.

Paris, Alphonse Lemerre, 1870 ; petit in-12, bradel toile de soie marron décorée d’enfants jouant au cerceau, au cerf-volant ou avec une brouette, pièce de titre de maroquin rouge, non rogné, couverture conservée (Féchoz). fx-titre, titre, 38 pp., 1 f.

2 000 €

Édition originale.

Le quatrième recueil de Paul Verlaine, imprimé à compte d'auteur à 550 exemplaires. 

Relié avec un goût exquis, cet exemplaire appartenait à Jean Ajalbert - le faux-titre porte sa signature - un jeune poète de 23 ans, qui fit ses débuts en 1886 à La Vogue, à La Pléiade ou La revue indépendante, publiant son premier livre de vers, Sur le Vif, des vers impressionnistes que préfaça l’écrivain Robert Caze. C’est d’ailleurs dans le modeste logis de cet ancien Communard, d’abord rue d’Amsterdam puis rue Condorcet, logis où devait se formuler le pointillisme et s’épanouir le néo-impressionnisme, que se retrouvait, tous les lundis, entre 1884 et 1886, l’avant-garde du journal Lutèce – berceau du Symbolisme et des tendances nouvelles (Huysmans, Hennique, Alexis, Régnier, Vielé-Griffin, Adam, Moréas, Laforgue, Darzens, Fénéon, Vignier, Vidal, Trézenik, Gustave Kahn ou l’éditeur Pierre-Victor Stock – et les peintres modernes, les Pissarro, Dubois-Pillet, Raffaëlli, Luce, Angrand, Signac et Seurat. Un carrefour de talents en devenir les plus divers, sans étiquette encore, sauf pour le clan des « néo », en train de se rallier à la division des tons…

Féchoz (il manque au Fléty) est alors le relieur attitré de Jean Ajalbert – le poète dandy lui fit exécuter tout un train de reliure à la bradel avec ces ravissants tissus anglais imprimés de motifs directement inspirés des illustrations de Kate Greenaway.

Salon du Grand Palais Éphémère, 24-26 septembre, stand E16