Librairie Pierre Saunier

Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846 Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846 Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846 Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846 Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846 Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846 Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846

Baudelaire (Charles).
Baudelaire Dufa˙s. Salon de 1846.

Paris, Michel Lévy frères, 1846 ; in-12, bradel demi-cuir de Russie framboise, non rogné, couverture conservée - étui (reliure d'époque). XI & 132 pp.

20 000 €

Édition originale.

Envoi a. s. au crayon sur la couverture : à M. le docteur L. de Varennes

L’exemplaire comporte également cinq corrections autographes de Baudelaire (pages VII, 86, 89, 90, 127).

Le Salon de 1846 paraît au début de mai chez Michel Lévy frères, rue Vivienne. C’est un vrai livre, non plus un répertoire comme la plupart des Salons, qui s’ouvre sur une invocation, ambiguë, aux bourgeois ; on a pu dire que c’était un « livre de haute esthétique » (Asselineau), comme le prouvent les titres des chapitres : Qu’est-ce que le romantisme ? De la couleur, De l’éclectisme et du doute, etc. le dernier étant De l’héroïsme de la vie moderne, où l’on retrouve, développé, le propos des dernières lignes du Salon de 1845. Le dieu reste Delacroix à qui un chapitre est consacré. Horace Vernet est la bête noire.

Contrairement au Salon de 1845, celui de 1846 ne sera jamais renié par Baudelaire, lequel l’inclut dans tous ses plans d’œuvres complètes. Il a survécu comme livre d’art à son actualité de critique, écrit Vitu en août 1846. 

Malgré une presse plus étoffée, il n’eut guère plus de succès, sauf dans le cercle restreint de ses amis, mais il établit la réputation de Baudelaire : il va être, jusqu’en 1855, le mystérieux auteur de deux Salons et de quelques poésies étranges qu’on récite dans les cénacles de la bohème (Pichois - Dictionnaire Baudelaire, Du Lérot, 2002, p. 428)

On sait peu de chose sur le dédicataire, Louis Le Blanc, dit de Varennes, qui fut une connaissance de bohème de Baudelaire à l’époque de la Brasserie Andler, du Momus ou du Café Cuisinier. Georges Lubin dans son édition de la correspondance de George Sand (Classique Garnier) note succinctement qu’il était médecin tombé dans la misère au point que ses amis lui avaient ouvert un crédit dans un petit café afin qu’il pût manger tous les jours. Il mourut le 10 janvier 1854, à l’âge de 46 ans.

Le second plat de la couverture annonce la parution prochaine des Lesbiennes, poésies par Baudelaire Dufaÿs, et Le Catéchisme de la femme aimée.

De toute rareté avec envoi – une demi-douzaine d’exemplaires recensés à ce jour.