Librairie Pierre Saunier

The young KingThe young King The young KingThe young King The young KingThe young King The young KingThe young King The young KingThe young King The young KingThe young King The young KingThe young King

Wilde (Oscar).
The young King. Some illustrations to Oscar Wilde’s « The young King » by Maximilien Vox.

Magagnosc, chez l'auteur, 1915 - 1916 ; in-8 (29 x 19 cm), broché. 17 ff. n. ch..

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Suite unique et inconnue de dessins en noir et en couleurs – encre de chine rouge et noire, gouache, aquarelle – inspirée de la nouvelle d’Oscar Wilde, Le Jeune roi, première des quatre nouvelles du recueil A House of Pomegrenates publié en 1891.

Le colophon calligraphié indique : il a été tiré de cet ouvrage UN exemplaire sur papier ad hoc.

17 illustrations : 11 en noir et blanc (dont une sur une double page) et 6 en couleurs – certaines appliquées d’autres à même la feuille.

Les feuillets sur papier ad hoc (canson souple) sont réunis par un cordon sous une couverture rempliée pour former un livre d’images sans légendes - une vignette peinte sur le premier plat.

Une page de dédicace en latin (caractères romains) et un titre illustré en anglais (déliés en vert) : 

Amatissimo amatissimo que amico imagines illas manibus suis delineatas in memoria simul ac in ex imo corde vovet auctor – soit approximativement : l’auteur dédie à son ami bien aimé ces images dessinées de ses mains, (un souhait, un vœu) en mémoire et dans l’espoir, du plus profond de son cœur.

Wherein is truthfully set forth what did be fall the boy king on his coronation eve, together with the wondrous dreams that flittered on to him out of the honey-coloured air : all of wich an exact account maybe found in Oscar Wilde’s house of Pomegrenates – si l’on veut : où il est présenté avec vérité ce qui est arrivé au jeune roi le soir de son couronnement, ainsi que les rêves merveilleux qui lui sont venus de l’air enchanté : tout cela décrit minutieusement dans la Maison de Pomegrenates d’Oscar Wilde.

L’ouvrage fut confectionné pour être offert à Jean Garnier Coignet – l’ami – pour lequel Vox a ajouté l’ex-libris dessiné qui suit la dédicace – la couverture porte également ses initiales (J. G. C.) gravées à l’aiguille par l’auteur. Il est daté de Magagnosc 1916 – quartier de la commune de Grasse dans les Alpes-Maritimes – où réside alors le jeune illustrateur qui n'a que 21 ans lorsqu’il l'entreprend, en 1915.

Né Samuel Monod (1894-1974), frère du célèbre naturaliste Théodore Monod, Maximilien Vox venait de faire ses débuts comme caricaturiste et dessinateur de presse à L’Humanité de Jean Jaurès avant de poursuivre une éblouissante carrière dans la chose imprimée : journaliste, éditeur (Grasset, Plon, Denoël), maquettiste de collection, publicitaire, graphiste – auteur du célèbre logo intemporel associant un loup et une plume pour la collection de romans policiers, Le Masque, des lettrines du Grand Larousse, des couvertures Art-Déco de Grasset ou du sigle de la SNCF en 1938 (parmi d’autres) – concepteur, en 1943, de La revue noire du réseau Combat, critique d’art, directeur de revues ou féru de Napoléon dont il édite et commente l’infinie correspondance … sans oublier, bien sûr, la Lettre et la Typographie dont il reste le spécialiste mondialement reconnu, créateur en 1954, de la première classification des familles fondamentales adoptée de facto par l’Association Typographique Internationale : humane, garaldes, réales, didones, mécanes, linéales, incises, scriptes et manuaires… la classification Vox-ATypl avec laquelle on finit ce tapage.

Admirable livre d’images de sa jeunesse – unique et emblématique – Le Jeune Roi comprend in nucléo tout cela...

Manque à Masson.